vendredi 23 janvier 2026

Lettre ouverte sur la grève à l’ADPS, secteur de la protection de l’enfance

mercredi 17 décembre 2025

A l’attention de

  • M. Michel Ménard Président du Conseil Départemental
  • M. Bertrand Choubrac Président du groupement d’intérêt public ADPS
  • Mme et Messieurs les élu.es au Conseil Départemental : Mme Bir, M. Bolo, Mme Cordier, Mme Pahun
  • M. Talledec élu Ville de Nantes
  • M. Faes élu Ville de Rezé
  • M. Gendek élu Ville de Saint Herblain
  • M. Audion élu Ville d’Orvault
  • M. Séchet élu Ville de Saint-Nazaire

Objet : Lettre ouverte sur la grève à l’ADPS, secteur de la protection de l’enfance

Mesdames, Messieurs les élu.es,

Selon vos déclarations, vous êtes très attachés à la protection de l’enfance et à l’action de prévention des éducateurs et éducatrices de rue de l’ADPS qui accompagnent la population souvent délaissée, des quartiers sans doute mal nommés « prioritaires ».

Ces salarié.es de l’ADPS sont en grève depuis le 19 novembre. Les raisons sont simples : vous décidez d’augmenter leur temps de travail en vous appuyant sur la loi dite des 1607 h applicable à la fonction publique, une loi de régression sociale rarement vue dans l’histoire. Vous décidez de l’appliquer de la manière la plus forte possible et sans contrepartie. Ces salarié.es ont des salaires inférieurs de 320 € selon vos dires et 500 € net mensuel (primes comprises) selon nos sources, à la moyenne des autres éducateurs de rue. Ils ont des horaires variables, fortement atypiques, sont soumis à des situations critiques très régulièrement…

Lors du passage de l’associatif en GIP en 2012, vous, employeurs, avez assuré aux agent.es le maintien de leur conditions de travail et des perspectives d’améliorations certaines de leur salaire. La décision que vous prenez aujourd’hui vous engage à rompre cette promesse.

Vous dîtes connaître leurs métiers, pourtant lors de la réunion du 15 décembre, en présence de M. Choubrac Président du GIP, Mme Tramier, vice-présidente au Conseil départemental, du directeur de cabinet de M. Ménard et d’une technicienne du département, il semble que vous n’en ayez pas pleinement conscience.

En effet après 4 semaines de grève, vous n’apportez aucun élément de négociation, sauf à dire que vous recherchez des financements pour une augmentation des salaires, et que vous pourrez peut-être négocier des dérogations à l’allongement du temps de travail une fois son application mise en œuvre…

Cette absence de recherche concrète de véritable négociation, d’avancées, marque selon nous non seulement un mépris des agents grévistes et de leurs revendications, mais également de leur travail quotidien à forte utilité sociale. Cela délégitime aussi tous vos discours en faveur de la prévention.

L’Union Départementale CGT et l’Union Départementale Solidaires de Loire Atlantique demandent un moratoire immédiat de l’application des 1607 h pour les salarié.es de l’ADPS.

Ce moratoire doit permettre une négociation sérieuse, sincère et réelle, sur les augmentations de salaires et les dérogations à cette application d’une mesure injuste et d’une rare régression sociale.

Comptant sur votre attachement à la prévention spécialisée et à la protection de l’enfance ainsi qu’aux salarié.es qui la mettent en œuvre chaque jour.

A Nantes le 17 décembre 2025

Ronan Lherbier
Secrétaire général
Union Départementale CGT

Mathilde Peyrache
Secrétaire Départementale
Union Départementale Solidaires














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