samedi 17 janvier 2026

Soutien aux camarades de Cordemais et contre la répression anti syndicale

mardi 2 décembre 2025

Prise de parole devant le tribunal de Nantes

Aujourd’hui 2 de nos camarades se retrouvent face à un juge.

Ils mènent une lutte exemplaire depuis plus de 10 ans pour non seulement sauver leur emploi, mais bien transformer leur outil de production et répondre aux besoins sociaux et écologiques.

Une lutte de 10 ans pendant laquelle avec les salarié.es, l’ensemble des camarades de Cordemais, de Mines énergie et de toute la CGT, ils se sont battus sans relâche. Avec face à eux une direction d’entreprise 100 % publique et l’appui des gouvernements, qui leur oppose une logique libérale et comptable bien loin de l’intérêt général.

Cette logique libérale qui a depuis longtemps infiltré les établissements et entreprises publiques, par le jeux de la concurrence soi-disant libre et non faussée. Des politiques qui surtout ne veulent rien laisser échapper aux logiques du marché : ni l’énergie, ni la santé, ni l’éducation, ni la culture…

Un système économique et politique au service des actionnaires, pour reverser toujours plus de dividendes, en volant les richesses crées par les travailleurs et travailleuses. Un système qui produit une casse particulièrement importante de notre industrie en Loire Atlantique.

Saipol, Rfs Nokia, Yara, GE Vernova, Saunier Duval, Arcelor Mittal…. La liste est longue des pertes d’emplois, des familles impactées… et de la perte de notre outil industriel pourtant nécessaire à l’urgence sociale et écologique.

« Réindustrialisation » tous les libéraux n’ont que ce mot à la bouche, mais dans les faits les gouvernements successifs ont tout mis en place pour financiariser l’industrie et la mettre dans les mains des rapaces capitalistes.

Dans les faits, ils organisent la casse de notre industrie comme ils cassent nos services publics et notre sécurité sociale.

Macron et ses gouvernements sont au service du capital et contre le monde du travail, contre l’intérêt général, contre le peuple.

Comme l’est le RN qui vote contre l’augmentation des salaires, qui est pour les suppressions de cotisations là encore notre salaire socialisé, et qui a mené une campagne d’obstruction contre la nationalisation d’Arcelor Mittal jeudi dernier au parlement.

Comme l’histoire l’a toujours montré, grand patronat, extrême droite et libéraux, sont main dans la main pour casser nos conquis sociaux obtenus par la lutte.

La lutte c’est bien ce qu’ont mené et mènent encore nos camarades de Cordemais ! Ils ont refusé de se résigner, ils ont refusé de laisser l’avenir de leur production dans les mains de dirigeants néfastes, et ils ont décidé parce qu’ils sont experts de leur travail de se réapproprier leur production et de construire un projet alternatif.

Que des ouvriers se réapproprient leur production, c’est la hantise des capitalistes, voilà la cause de l’acharnement contre nos camarades et c’est bien l’exemple et la méthode à suivre partout ! Reprendre nos productions, avant de tout reprendre.

Lutter, et parfois gagner une première bataille comme nos camarades d’arcelor qui obtiennent un vote pour la nationalisation d’arcelor Mittal qui voudrait fermer des usines après avoir volé l’argent public et dégager des milliards de bénéfices. Ce n’est qu’une étape et le chemin reste long, mais oui nous ferons de l’acier sans Mittal en France !

Les salarié.es qui luttent, qui se réapproprient leur outil de travail ce sont elles et eux qui sont visés partout ! Les attaques contre nos camarades se multiplient. En Loire atlantique nos camarades cheminot.es sont particulièrement cibléé.es, là aussi dans une entreprise qui casse encore et toujours plus notre services public ferroviaire, mais également chez airbus qui licencie nos camarades, comme chez TiTi services une soi-disant scop, dirigée par un patron voyou !

Ailleurs en France les exemples sont également nombreux, aujourd’hui même le secrétaire de l’UD du nord Jean-Paul Delescault est lui aussi au tribunal à Douai pour avoir dénoncé le génocide à gaza… Demain c’est notre camarade David Bodin secrétaire de la CGT des Deux Sèvres qui sera au tribunal de Poitiers avec 3 autres militant.es dans le cadre des manifestations pour l’eau à Sainte Soline, sauvagement réprimées par le pouvoir, notre secrétaire générale Sophie Binet est également mise en examen pour avoir dit en parlant des grands patrons « que les rats quittaient le navire » alors que Bernard Arnaud se pavanait aux côté de Trump…

Et bien oui, qu’ils s’en aillent ! Et nous nous chargerons de produire pour nos besoins, qu’ils s’en aillent et vous verrez que nous continuerons à produire de l’acier, de l’énergie, les trains continueront à rouler…. on continuera à soigner nos malades, à éduquer nos enfants et sans doute mieux encore que maintenant… Car Oui ce sont les travailleurs et travailleuses qui font tourner ce pays !

Et au contraire ce sont les actionnaires les parasites, les responsables de plan de licenciements massifs, qui impactent des familles entières, ce sont eux qui en grattant toujours plus sur la sécurité, sur la qualité des produits, qui augmentent les cadences, sont responsables des usures au travail et des maladies professionnelles, mais également des accidents et des morts au travail, au moins 764 en 2024, chiffre probablement sous-estimé, ce sont eux qui devraient rendre des comptes à la justice !

Alors les camarades, vous le savez, nous le savons toutes et tous, Ils ne nous feront jamais baisser la tête !

Et oui nous continuerons à défendre nos services publics, notre industrie, notre sécurité sociale ! Et oui nous allons tout reprendre par la lutte ! par le rapport de force, parce qu’ils ne nous laissent pas d’autres choix ! Et parce que le temps où l’on perd sa vie à des productions qui nous empoisonnent, qui polluent notre air, nos rivières… le tout pour des salaires de misère… le tout pour le seul profit capitaliste, et bien ce temps-là touche à sa fin !

Ce rassemblement en plus d’être un soutien indéfectible à nos camarades, parce que oui le joli nom de camarade doit se traduire concrètement tous les jours et évidemment dans des moments comme celui-ci où la solidarité s’impose encore un peu plus. Ce rassemblement est aussi pour porter ce message de lutte ! une lutte de classes ! que celles et ceux qui nous attaquent, aient bien conscience qu’ils nous trouveront toujours face à eux quel que soit les coups donnés.

Et le jour viendra où nous remettrons les choses à leur bonne place, nos productions répondront à nos besoins, notre travail servira l’intérêt général, la solidarité aura remplacé la division… alors gare à la revanche.

Vive nos camarades de Cordemais, vive la lutte et vive la CGT !














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