La CGT se bat contre le dumping social

jeudi 26 mars 2015

Le 10 mars 2015, s’est ouvert le procès de Bouygues TP (et de ses filiales) qui s’est rendu coupable d’un grand nombre d’infractions au droit du travail (mais pas que) sur le chantier de l’EPR à Flamanville. Le travail acharné des militant-es CGT a permis de donner l’alerte sur les conditions de vie, de travail et les conditions d’hébergement (paies en espèces, sans feuille de paie, avec des retenues sur les tenues et les outils de travail, le non-paiement des jours fériés, …).

Ce procès est au carrefour de la déréglementation et de la baisse du coût du travail, de la mise en concurrence des salariés et des paradis fiscaux. 
Le procès se déroule en l’absence d’Atlanco Limited, dont la justice n’a pas réussi à retrouver la trace. Cette agence internationale d’intérim, dont le siège social n’est pas connu (sic), est poursuivie pour « travail dissimulé, dissimulation de salariés, prêt illicite de main-d’œuvre et marchandage » de 163 ouvriers polonais et la société roumaine Elco pour celui de 297 Roumains.

Cette Europe ultra libérale de la concurrence libre et non faussée n’a pas d’avenir ! Elle exploite les salariés et oppose les peuples favorisant au final les nationalismes quand il faudrait au contraire renforcer la coopération, l’investissement et l’élévation des niveaux de vie et l’harmonisation sociale.
 
Les peines encourues par les donneurs d’ordre sont ridicules : 125 000 € d’amendes pour Bouygues, à peine plus contre les sociétés d’intérim « fantômes » !

Comme le regrette, Flavien Jocquera, avocat de la CGT, « ces fraudes au détachement et le dumping social engendrent des pertes d’emplois importantes en France. Sans oublier les salariés de ces grands groupes, une alternative aurait été a minima de prononcer une exclusion des marchés publics pour quelques mois ou avec sursis, en donnant ainsi une avertissement solennel ». Le jugement a été mis en délibéré et nous saurons dans quelques mois si le tribunal prononcera des peines supérieures à celles requises, ou si les majors du BTP pourront continuer à ne craindre que des sanctions indolores.

Plus près d’ici, sur le bassin nazairien, d’autres militant-es CGT se battent pour que les droits des travailleuses et travailleurs détaché-es soient respectés. C’est le seul vrai moyen d’en finir avec le dumping social !

Cela passe aussi par le travail entamé par la CGT à l’international

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