Prise de parole du secrétaire de la CGT 44 le 16 oct

dimanche 26 octobre 2014

Nous avons, ce matin, rassemblé des centaines de manifestants devant les permanences parlementaires PS pour les interpeller sur leur vote de confiance à un gouvernement qui mène clairement une politique libérale.

Nous sommes ici, cet après-midi, une nouvelle fois rassemblés pour exiger un changement de cap urgent, changement promis durant la campagne présidentielle et qui s’est traduit dans la réalité par une succession de renoncements et d’allégeances gouvernementales au patronat et aux libéraux de Bruxelles.

Nous sommes ici pour dire non à la casse de notre protection sociale qui est l’objet d’attaques incessantes du patronat et du gouvernement. Les droits des salariés et des retraités sont remis en cause, tant du point de vue de l’assurance maladie que de la retraite ou de la politique familiale. Il en résulte toujours plus de difficultés pour se soigner, vivre décemment sa retraite, élever ses enfants… La Sécurité sociale qui protège d’ordinaire des risques et aléas de la vie, et permet normalement d’aborder une nouvelle phase de la vie après le travail dans des conditions convenables, joue le rôle d’amortisseur social en temps de crise. Cependant, elle ne peut plus jouer correctement ce rôle lorsqu’elle est sans cesse agressée, au prétexte de réduire ce que les patrons appellent injustement le « coût du travail ». Prétextant des dépenses qui seraient trop élevées (on vit au-dessus de nos moyens ???), patronat et gouvernement s’en prennent aux droits en réduisant le niveau des prestations servies par la Sécurité sociale, en imposant aux hôpitaux des fermetures de lits, de services et en supprimant 8 800 emplois dans les organismes de sécurité sociale, accentuant ainsi le non accès aux soins.

Dans le même temps, ils remettent en cause sa pérennité financière en réduisant durablement les ressources (cotisations) des différents régimes, avec comme intention non déclarée le transfert des missions actuelles de la Sécurité sociale à des opérateurs privés (banques, assurance…), ce qui ne serait pas sans conséquence : aujourd’hui, en moyenne quand la Sécurité sociale reçoit 100 euros, elle en redistribue 96 euros, un opérateur privé reçoit 100 euros, il n’en redistribue que 75...

la suite dans le document ci-joint :

prise de parole UD CGT 44 16 oct 2014












Accueil du site |  Site réalisé par la Cgt et propulsé par SPIP.