Contact ! Le journal de l’UL Saint Nazaire - juin 2013

samedi 1er juin 2013

Edito

Un noir ne doit pas monter à cheval

C’est ce qu’affirme Stéphen, le vieux serviteur noir, dans « Django unchained » le dernier film de Tarentino.
« Eduqué » par la classe dominante, il défend avec autant d’âpreté que son maître blanc le bien-fondé de l’esclavage et son règne inévitable.
Il n’empêche, l’esclavage a été aboli.

Et si c’était cette même « éducation » qui expliquait aujourd’hui la loyauté de certains à l’égard de leur patron et qui permettait à l’esclavage moderne de perdurer ?

Nous subissons un lavage de cerveau quotidien. Jour après jour les médias, le patronat, les gouvernements nous « éduquent » sur le bien-fondé du capitalisme et son règne inévitable. Soir après soir on nous endort avec la même mythologie néolibérale : Il n’y a pas d’autre alternative, compétitivité oblige, il faut baisser le « coût du travail », alléger les « charges sociales »… Ainsi nous devrions accepter des amputations de notre salaire, des dégradations de notre statut, de
nos conditions de travail pour rester compétitifs face aux travailleurs lituaniens, roumains, polonais, italiens, chinois …

Mais il n’y a pas de compétition entre les travailleurs ! La guerre, ce sont les patrons qui la mènent contre le monde du travail.

Non, notre travail n’est pas un coût, il crée de la richesse, c’est une valeur qui a un prix. Les charges sociales n’existent pas. Sur notre bulletin de paye c’est du salaire, il est seulement différé, mutualisé, utilisé en cas de maladie, en cas de chômage, à la retraite…

Non, la loi du marché n’est pas aussi inéluctable que la loi de la pesanteur .Si l’on sait qu’entre 2009 et 2011 seulement 1% du produit national est allé aux salariés contre 88% aux profits*, que 49 milliardaires français perçoivent plus de 189 millions d’euros par an, ou que Bernard Arnaud a une fortune estimée à 2,2 millions de SMIC (sans tenir compte bien sûr de ce qu’ils camouflent dans les paradis fiscaux* !) ne peut on pas revendiquer une autre répartition des
richesses ?

Ne nous laissons pas duper, il y a belle lurette que les noirs montent à cheval. Un autre partage des richesses, le maintien et le développement des activités et de l’emploi industriel, la reconquête des politiques publiques, des services et de l’emploi publics c’est possible.
Comme l’a réaffirmé le 50ème congrès de la CGT le 22 mars 2013.

La crise c’est eux. La solution c’est nous.

TOUS ENSEMBLE !

Sommaire :

  • - contrôles de l’inspection du travail
  • - les mêmes droits pour tous !
  • - le travail n’a pas de saison
  • - congés des salariés en arrêt pour raison de santé
  • - Dans chaque numéro de Contact, un syndiqué, livre ses propos en lien avec son activité. Pour ce numéro, Marie Cheval - section commerce
Contact juin 2013












Accueil du site |  Site réalisé par la Cgt et propulsé par SPIP.