Total sacrifie les conditions de travail

lundi 19 février 2018

La CGT démontre que la sécurité est sacrifiée sur l’autel de la productivité.

Austérité et menaces sur l’emploi pour les travailleurs, 6 milliards de dollars de dividendes pour les actionnaires de TOTAL en 2016. Ce sont pourtant les salariés des entreprises sous traitantes qui participent aussi par leur travail à la création des richesses et donc aux 100 milliards de dollars de profit en 10 ans du Groupe TOTAL.

La CGT se mobilise pour une ré internalisation assurant le maintien des savoir-faire,un socle social commun pour tous les salariés présents sur le site et afin de permettre à tous les travailleurs des conditions de travail optimales.

EXPERTISE DU CHSCT Élargi sur la Maintenance Courante : TOTAL SACRIFIE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL AU PROFIT DES ACTIONNAIRES !

Le 31 janvier 2017, la nouvelle organisation des contrats Mécanique, Maintenance Générale, Électricité, Instrumentation et Analyseur/Métrologie était annoncée. Depuis le 1er mai 2017, pour un périmètre de travail identique sur la Raffinerie, 3 entreprises sont sous contrats au lieu de 5 auparavant.

À travers l’expertise du cabinet CIDECOS, votée au CHSCT Élargi Extraordinaire du 7 mars 2017 et restituée le 13 février 2018, la CGT démontre comment la stratégie de TOTAL fracture le collectif de travail dongeois et altère l’idée d’une culture commune de représentation du travail et des métiers.

Malgré les conséquences néfastes du système de sous traitance à outrance en termes de sécurité, de gestion des risques et d’équilibre social entre les salariés, la Direction de TOTAL poursuit en ce sens par la modification des contrats de maintenance courante du site. Les contrats qui lient TOTAL aux entreprises sous traitantes sont de nature commerciale et se fondent sur une obligation de résultats et non de moyens. Négociateur agressif, TOTAL use de méthodes musclées pour qu’au final, le moins disant remporte la mise. La sous-traitance s’apparente donc à une relation « asymétrique », à un rapport de « domination contractuelle ».

À chaque renégociation de contrat, la Direction de TOTAL espère diminuer l’impact social et revendicatif des salariés et des syndicats. TOTAL a une stratégie « continue » de réorganisation, avec des mouvements de « concentration » et « redéploiement » permanents. Cela entraine un cycle régulier de suppressions d’emplois et une augmentation du nombre de salariés en contrats précaires. Les inégalités se creusent entre les salariés, les travailleurs sous-traitants sont précarisés. 5 ou 6 conventions collectives se côtoient sur le site avec de grandes disparités.

Du chantage économique exercé par Total sur les entreprises sous traitantes nait une menace sur la sécurité, les conditions de travail et la santé de l’ensemble de la communauté de travail.

la suite en pièce jointe :

Expertise CHSCT : Total sacrifie les conditions de travail














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