CAP 2022, pour achever les services publics...

samedi 10 février 2018

CAP 2022 : PREMIÈRES ANNONCES

Jeudi dernier (01/02), le gouvernement a communiqué les premiers axes de CAP 2022.

Sous couvert de réformer l’État et ses services, il s’agit de mettre les politiques publiques en conformité avec le modèle libéral, au service exclusif des « entreprises ». Il vise donc sur la base du culte de « l’efficacité, de la performance, de la modernité » la transformation de la France en une « start-up nation ».

Inutile de préciser que dans ce « nouveau » cadre, il faudra balayer les scories du "monde ancien".

Nous en voyons bien les prémices :

  • amoindrissement du statut du fonctionnaire,
  • rémunération au mérite,
  • fin des CAP nationales,
  • droit aux « expérimentations » locales,
  • passage de l’ensemble des administrations d’État sous la coupe des préfets de région,
  • recours accru au recrutement sous contrat privé…

Bref, pour la CGT il faut tout de suite changer de CAP !

ATTENTION AU DÉPART

Cerise sur le gâteau, comme sous Sarkozy, on va nous ressortir « un plan de départ volontaire » ! « Il faut accompagner les reconversions et les mobilités, et parfois accompagner les départs vers le secteur privé », a justifié Édouard Philippe.

Et oui, il s’agit bien de « dégraisser » l’emploi de manière plus offensive que le simple non remplacement des départs en retraite. Souhaitons le même succès à cette dernière mesure que sous Sarkozy.

Mais nous pouvons nous inquiéter que le postulat initial du « volontariat » au départ reste bien « volontaire ». D’ailleurs, à force de détruire les missions, de dégrader les conditions de travail, de dénigrer les fonctionnaires, certain.es pourraient vraiment avoir envie de partir.

POUR QUEL BILAN ?

Difficile de mesurer les effets à moyen terme des politiques d’austérité menées avec constance contre les services publics.

Rappelons donc quelques éléments :

  • la justice française est classée par le CEPEJ commission de contrôle européenne, 37ᵉ sur 43 pays européens… derrière l’Arménie et l’Azerbaïdjan…,
  • le système de santé français était classé comme le meilleur au monde à l’orée des années 2000,il est maintenant en milieu de classement,
  • le niveau scolaire se situe à la 25ᵉ place mondiale,
  • la prise en charge des seniors dans les EHPAD est juste indigente …

mais la France est classée quatrième mondiale pour la e-administration !

Quoique l’on puisse penser de cet inventaire à la Prévert, le décrochage du niveau de qualité et de la présence territoriale des services publics français est très inquiétant.

Face à ce constat, la seule réponse gouvernementale, c’est encore plus d’économies et encore plus de numérique !

Il est temps de remettre la question des services publics que nous voulons au centre du débat citoyen : http://lacgt44.fr/spip.php?article1668

Et RDV le 22 mars















Accueil du site |  Site réalisé par la Cgt et propulsé par SPIP.