Soutenir les syndicalistes victimes de la répression

mercredi 19 octobre 2016

19 octobre, à Nantes et Amiens

« Casser du militant », briser des élans sociaux, créer des peurs, menacer les Bourses du travail... la répression syndicale reste un des moyens patronal pour freiner le développement du syndicalisme, pour entraver son action quotidienne de défense des salarié-es.

Ainsi, certain-es militant-es de la CGT, de par leur engagement, sont traités comme des délinquant-es. Ils-elles sont trainé-es devant les tribunaux, dans des procédures de plusieurs années. Leur carrière est souvent brisée, leur vie bouleversée, leur famille affectée...

Si certaines affaires ont été largement médiatisées et désormais bien connues, à l’instar de celles de nos camarades d’Air France ou de Goodyear. D’autres le sont moins, comme celle de l’ancien secrétaire de l’UD CGT du Rhône, ennuyé par la justice pour une distribution de tract sur un péage autoroutier lors du mouvement social de 2010.

Les affaires judiciaires de Roanne, des « 5 d’EDF-GDF », de l’inspectrice du travail à Annecy poursuivie par Tefal, de la Bourse du travail du Blanc-Mesnil, de Chartres, du Havre, de Villefranche sur-Saône, de la Caisse d’Épargne de l’Île de France sont autant de preuves d’une volonté patronale et d’une partie du pouvoir judiciaire, de criminaliser l’action syndicale dans un contexte d’action collective (Grève, manifestation...).

Les sanctions en droit pénal, qui pèsent contre les militant-es syndicaux, traités comme des « voyous » par le patronat et certains procureurs, sont inadmissibles et n’ont rien à voir avec la réalité du fait syndical ! Leur crime ? avoir défendu les droits des salariés, avoir milité pour la sauvegarde de leurs emplois, avoir combattus des lois et des réformes rétrogrades.

Pour la CGT, porter atteinte à un militant syndical, c’est porter atteinte à toute la CGT !

La lutte contre la criminalisation de l’action syndicale, s’inscrit dans la démarche générale de la CGT de lutte contre toutes les formes de discrimination.

Dans notre département, les attaques pleuvent, de manière directe ou parfois plus insidieusement. Toutes ces attaques sont des tentatives très claires du patronat et de ses valets de museler toute contestation sociale en cherchant à déstabiliser des camarades à titre individuel.

  • Le mercredi 19 octobre de 9 h à 11 h, salle F du bâtiment central - Maison des syndicats de Nantes, l’UD CGT 44 organise un temps d’échanges, d’analyses et de recensement des différentes atteintes aux libertés syndicales dans notre département : discrimination syndicale, entrave au libre exercice de l’activité syndicale, atteinte à la liberté d’expression, restrictions ou fermetures de locaux syndicaux, atteinte au droit de grève, sanctions disciplinaires déguisées, dénigrement public des syndicats, etc… A l’issue de ce temps de débats, à 11h, nous organiserons une conférence de presse, en présence de camarades directement concernés, afin d’alerter l’opinion publique sur cette question.
  • Pour le déplacement « Goodyear » au tribunal d’Amiens le mercredi 19 octobre, un bus est organisé. Il partira à 3 h 30 du matin d’Orvault pour un retour à 16 h au départ d’Amiens. Réserver votre place à l’accueil de l’UD.
  • L’UD CGT 44 appelle à participer au rassemblement organisé par le syndicat CGT des Cheminots de Nantes pour soutenir un camarade jugé dans le cadre d’une « rébellion » lors d’une manifestation interdite tenue en marge du mouvement contre la loi travail : lundi 10 octobre, à 14 h, devant le tribunal de Nantes.












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