L’Union des Travailleurs n°412

lundi 2 juillet 2012

Edito :

Nous venons de vivre une période électorale intense où la CGT a pris toute sa place dans le débat. Avec une attente de changement et des exigences portées par les salariés.
La séquence Sarkozy est terminée, mais tout n’est pas gagné, loin de là. Le mouvement social est plus que jamais nécessaire pour faire aboutir nos revendications.
Notre pays a changé de Président de La République, de gouvernement, de majorité à l’Assemblée nationale, mais son environnement n’a pas fondamentalement changé pour autant : emploi, pouvoir d’achat, restructurations, protection sociale, retraite, logement, services publics, budget de l’état, sont parmi les thèmes jugés prioritaires et où notre intervention est attendue, audelà
des mobilisations dans les entreprises qui émaillent l’actualité, surtout sur les salaires et l’emploi.

La crise est toujours aussi omniprésente en Europe, et continue de secouer les pays les uns après les autres. Après La Grèce, l’Espagne maintenant. A noter que la CES vient d’adopter un document
intitulé « Un contrat social pour l’Europe » qui se veut être une réponse aux mesures d’austérité budgétaire et fiscale.

Les premières annonces du gouvernement Ayrault en matière de retraite, de pouvoir d’achat, de pôle financier public, de redressement productif, du système éducatif, sont loin de ce qu’attendent l’ensemble des salariés et les citoyens.

Le véritable changement exige des actes significatifs.
C’est pourquoi la CGT prépare la conférence sociale des 9 et 10 juillet de façon offensive en appelant à la mobilisation et au déploiement
de toutes ses forces dans les entreprises et les territoires d’ici le 9 juillet. Avec des exigences pour la croissance et la justice sociale.

Parallèlement, Mme Parisot revient à la charge et parle de cataclysme. Le patronat ne lâche pas sur la « flexibilité », « l’employabilité », et n’accepte pas une hausse du SMIC qui mettrait les entreprises en danger. D’ailleurs il faut souligner que pour la première fois de son histoire, l’organisation internationale du travail (OIT), a fait
l’objet d’une attaque sans précédent de la part des employeurs, principalement européens, qui vise à défaire les normes internationales les plus élémentaires, comme celle du droit de grève.

Beaucoup d’entre nous, n’aurons pas le droit aux vacances encore cette année. Le nombre de demandeurs d’emploi a de nouveau augmenté et la pauvreté s’est accrue. Des inquiétudes sont grandes sur les entreprises. La situation des chantiers navals à Saint-Nazaire est particulièrement grave. Nous avons besoin d’actes forts, immédiats, du gouvernement et du patronat qui relancent l’activité dans les mois qui viennent et redonnent confiance aux salariés et à tout le bassin économique. Cela a été tout le sens de notre rencontre avec Le ministre du redressement productif A. Montebourg.

Nous ne pouvons être dans l’attentisme. Il ne doit pas avoir de répit pour la bataille revendicative cet été.

Saisissons nous de tous les rendez-vous, conférence sociale, déploiements saisonniers et élections TPE, marchés, assemblées militantes, pour faire entendre nos propositions et nos exigences pour une véritable justice sociale.

Marie-Claude Robin

Sommaire :

  • Page 1 - Edito
  • Page 2 - Comité Général
  • Page 3 - Comité Général
  • Page 4 - Elections TPE
  • Pages 5-8 -Conférence sociale
  • Page 9 - Saisonniers - Livres
  • Page 10 - Industrie - Marche des fiertés
  • Page 11 - Airbus - ADMR
  • Page 12 - Macif












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